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Acoustique ICPE pour les installations de production d'énergie
Études d'impact acoustique, mesures de bruit et cartographie sonore pour centrales de cogénération, unités biomasse, installations de biogaz, groupes électrogènes industriels et parcs éoliens. Intervention partout en France.
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Quelle réglementation acoustique s'applique aux installations énergétiques ICPE ?
Les installations de production d'énergie sont classées sous diverses rubriques de la nomenclature ICPE selon leur technologie : rubrique 2910 pour les installations de combustion, rubrique 2920 pour les moteurs à combustion interne, rubrique 2971 pour les unités de méthanisation, rubrique 2980 pour les parcs éoliens. La réglementation acoustique applicable dépend de la rubrique et du régime de l'installation.
| Type d'installation | Rubrique principale | Texte acoustique applicable |
|---|---|---|
| Centrales de combustion, cogénération | 2910 | Arrêté du 23 janvier 1997 (autorisation) ou arrêté sectoriel (E/D) |
| Moteurs à combustion interne, groupes électrogènes industriels | 2920 | Arrêté du 23 janvier 1997 (autorisation) ou arrêté sectoriel (E/D) |
| Unités de méthanisation, biogaz | 2781 / 2971 | Arrêté du 23 janvier 1997 (autorisation) ou arrêté sectoriel (E/D) |
| Parcs éoliens | 2980 | Arrêté du 26 août 2011 spécifique — l'arrêté du 23 janvier 1997 ne s'applique pas |
| Installations biomasse, chaufferies industrielles | 2910 / 2771 | Arrêté du 23 janvier 1997 (autorisation) ou arrêté sectoriel (E/D) |
Cas des parcs éoliens : les installations de production d'électricité utilisant l'énergie mécanique du vent soumises à autorisation au titre de la rubrique 2980 sont explicitement exclues du champ d'application de l'arrêté du 23 janvier 1997. Elles relèvent de l'arrêté du 26 août 2011, qui prévoit une méthodologie de mesure et des seuils spécifiques tenant compte du contexte acoustique particulier des parcs éoliens (variation du bruit en fonction de la vitesse du vent, tonalités, infrasons).
Sources sonores
Les sources de bruit dominantes dans les installations énergétiques
Sources à fort niveau de puissance acoustique, souvent à fonctionnement continu. Les turbines génèrent des composantes tonales aux fréquences d'aubage. La transmission solidienne vers les structures du bâtiment est un vecteur de propagation à prendre en compte en plus de la voie aérienne.
Les aéroréfrigérants, tours de refroidissement et condenseurs à air de grande taille sont parmi les sources les plus bruyantes des centrales énergétiques. Leur fonctionnement continu, y compris la nuit, en fait le point critique de la conformité acoustique nocturne.
Les brûleurs, ventilateurs de combustion et systèmes d'alimentation en combustible (convoyeurs de biomasse, pompes fuel) génèrent un bruit continu. Les purges à la vapeur constituent des événements impulsionnels à très fort niveau instantané.
Présents dans les unités de biogaz (compression du gaz avant injection réseau), les centrales de cogénération et les installations de traitement des fumées. Sources à composante tonale fréquente, nécessitant souvent un capotage acoustique ou un silencieux d'aspiration.
Les transformateurs de puissance émettent un bourdonnement à 100 Hz (double de la fréquence du réseau) caractéristique et très perceptible la nuit en milieu calme. Il s'agit d'une tonalité marquée au sens de l'arrêté du 23 janvier 1997, entraînant un terme correctif pénalisant.
Les aérogénérateurs émettent un bruit aérodynamique lié au passage des pales dans l'air, dont l'intensité varie avec la vitesse du vent. La modulation du bruit dans le temps (effet de souffle périodique) est une caractéristique spécifique qui doit être évaluée selon la méthode de l'arrêté du 26 août 2011.
Points de vigilance
Les enjeux acoustiques spécifiques aux installations énergétiques
La plupart des installations de production d'énergie fonctionnent en continu, ce qui signifie que les seuils nocturnes (60 dB(A) en limite de propriété, émergence de 3 dB(A) en ZER) s'appliquent en permanence pendant la plage 22h–7h. Une installation conforme le jour peut dépasser les seuils nocturnes si certains équipements (refroidissement, compression) continuent à tourner à plein régime la nuit.
Turbines, compresseurs, transformateurs et moteurs génèrent fréquemment des composantes tonales identifiables par analyse spectrale en tiers d'octave. La détection d'une tonalité marquée au sens du point 1.9 de l'annexe de l'arrêté du 23 janvier 1997 entraîne une pénalité dans le calcul de l'émergence, rendant le critère de conformité plus difficile à atteindre sans traitement acoustique spécifique.
Dans les centrales de cogénération et les unités de méthanisation, les vibrations des équipements se transmettent aux structures du bâtiment et rayonnent en bruit aérien depuis les parois. Ce vecteur de propagation est distinct de la voie aérienne et nécessite un diagnostic vibratoire complémentaire aux mesures acoustiques classiques.
Études acoustiques ICPE pour installations énergétiques partout en France : Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Lille, Strasbourg, Rennes, Le Havre, Rouen, Grenoble, Montpellier, Dijon, Tours, Orléans, Clermont-Ferrand, Nancy, Metz, Ajaccio et toutes les zones de production d'énergie du territoire.
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- Étude d'impact acoustique prévisionnelle
- Mesures de bruit des turbines, compresseurs et refroidisseurs
- Analyse des tonalités marquées par spectre en tiers d'octave
- Rapport adapté à la rubrique ICPE de votre installation